Agenda

Journée des enseignants - Musée Hergé | Musée L

Mercredi 31 octobre 2018
Une journée, une cité piétonne, deux musées et une gare toute proche !!

Entrée gratuite - Rires et frayeurs au Musée Hergé !

Le dimanche 4 novembre 2018
Venez rire ou trembler de peur au Musée Hergé ! Entrée gratuite pour tout le monde !

Le Musée Hergé est ouvert les 1er & 11 novembre !

1 & 11 novembre 2018
Le Musée Hergé, le restaurant Le Petit Vingtième ainsi que la Librairie sont ouverts aux heures habituelles le jeudi 1er novembre et le dimanche 11 novembre !

Actualités

Mort de peur

Focus
La mort est déjà présente dans les marges des cahiers et dans les carnets de croquis du futur dessinateur Hergé...

PIM, PAM, POUM ! L’onomatopée dans l’œuvre d’Hergé

Focus
Dans les cases et dans les bulles, elle retentit, elle souffle, elle siffle, elle se propage, elle résonne, hurle et explose…

Tickets combinés - Train / Visite du Musée Hergé

Le trajet en train et votre entrée pour le Musée Hergé à un tarif très avantageux !

PIM, PAM, POUM ! L’onomatopée dans l’œuvre d’Hergé

Focus

Dans les cases et dans les bulles, elle retentit, elle souffle, elle siffle, elle se propage, elle résonne, hurle et explose…

Une influence pertinente

Adolescent, Hergé découvre l’usage des onomatopées « dessinées » dans la lecture de publications pour la jeunesse ou dans les pages des romans illustrés. Le dessinateur français Alain Saint-Ogan avec sa série des aventures de Zig et Puce en fait partie. Il utilise ce moyen pour faire vivre le son et dynamiser ses cases. Pour lui, les bruitages font partie intégrante du dessin et accompagnent de manière judicieuse les phylactères. Lorsqu’il entame sa carrière d’auteur de bd, Hergé reprend à son compte ces procédés qui allient le souci d’efficacité à celui de l’esthétique des vignettes. 

Planche - Zig & Puce

Bien plus tard, le peintre américain Roy Lichtenstein, très influencé par l’univers du neuvième art et grand admirateur d’Hergé, placera régulièrement dans ses compositions des onomatopées très spectaculaires, tant sur le plan de la forme que sur celui du fond, ou pour être plus précis, du son…

On le sait maintenant, les années 60 et 70 vont beaucoup plaire au père de Tintin. Il se confiera dans ce sens à Numa Sadoul : le dessinateur apprécie beaucoup la pop music, le rock et le folk ainsi et les courants artistiques repris sous le terme général de « pop art ». 

Début de l’aventure

Avec Les Aventures de Totor, C.P. des Hannetons, publiées dans Le Boy-scoutbelge dès 1926, Hergé va lui aussi se servir des onomatopées pour dynamiser son récit en images. Elles se retrouveront également en nombre dans Tintin au pays des Soviets ( 1930 ).  Les « Ouah ! Ah ! Grrr ! Tuuut ! Bing ! Schhh et autres Pan ! Clac ! ou Crac ! » ponctuent les pages de l’album avec une régularité de métronome. 

Un univers sonore que reprendra également avec brio Serge Gainsbourg dans sa chanson « Comic strip » ( 1967 ), interprétée en duo avec la célèbre Brigitte Bardot. 

En écho à cette mélodie pleine de «  Crap ! » de « Bang ! » de « Splash ! » et de « Wizzz ! », Hergé propose l’année suivante « Vol 714 pour Sydney » ( 1968 ), un épisode pour le moins déconcertant, qui ne sera pas non plus avare de ces interjections imitant à merveille le bruit assourdissant d’un moteur d’avion à réaction, le crépitement d’une mitraillette ou encore, le vacarme d’une éruption volcanique.

D’une version à l’autre

Les refontes successives de certains albums des aventures de Tintin vont également avoir une influence sur la forme même des onomatopées, et parfois sur leur sens précis ou encore sur leur graphie. Ainsi le « PLOUF » dans la dernière case de la page 32 du Lotus bleu dans sa version noir et blanc ( 1936 ). Le mot, stylisé, fait partie intégrante de la représentation du milieu aquatique dans lequel il est dessiné. Il est entre deux univers : celui de la lettre et celui de l’idée qu’elle est supposée exprimer. Dans la version couleur ( 1946 ), à la page 14, il en va tout autrement. L’onomatopée n’est plus au même endroit dans la case et, contrairement au cas qui précède, elle se désolidarise totalement de l’élément marin. De plus, son dessin est moins évocateur de l’idée d’une chute dans l’eau. 

Traduction, trahison ?

Il fallait s’y attendre : dans les traductions en langue étrangère, les onomatopées vont évidemment être adaptées aux sonorités propres à chacune d’entre elles. Par exemple, le fameux « PLOUF » que nous venons d’évoquer devient en anglais «  SPLOSH », tout en gardant sa place d’origine dans la case, telle que publiée en français dans Le Petit Vingtième. Vous avez dit « bizarre » ?

Et que dire alors de ce « PLOC PLOC PLOC » qui devient dans la langue de Shakespeare «  TOK TOK TOK »…De quoi en devenir marteau, vous ne trouvez pas ? 

L’onomatopée au XXIème siècle

Quant à la nouvelle version anglaise couleur du Lotus bleu sur Ipad, traduite avec beaucoup de soin par des spécialistes de l’œuvre, elle respecte le texte d’origine du Blue Lotus le « SPLOSH » a été conservé, de même que sa place dans l’album…

En guise de conclusion 

Rassurons nos lecteurs : l’auteur de ces quelques lignes, après une consultation pour un examen approfondi chez le docteur Rotule ( voir Objectif Lune), est sorti du centre médical sans devoir faire le mur ( voir Les Cigares du Pharaon). L’éminent spécialiste lui a malgré tout conseillé de prendre quelques jours de repos…afin d’éviter le BIG BANG de sa boîte crânienne…